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Couilles (ou amourettes) d’agneau
Posted By Catherine l'obsessive On 2009/06/25 @ 4:56 In Produits de la boucherie | 17 Comments
Dring Dring! À l’autre bout du fil, c’est mon amie Flavie. Elle m’invite à aller à la maison de campagne de ses parents, sur le bord du Lac Cornu, pour quelques jours. Emballée, je m’imagine déjà les pieds à l’eau, une bière à la main, en train de papoter avec des amis merveilleux.
Flavie : Mais si tu viens, il faut que tu acceptes un défi culinaire.
Moi (ravie) : Pas de problème, de quoi s’agit-il?
Flavie (espiègle) : Il faut que tu nous cuisines des couilles d’agneau!
Des couilles, ou amourettes, ou rognons blancs. Appelez-ça comme vous voulez. Flavie avait en fait acheté un agneau entier, qui venait naturellement avec ses propres amourettes, et ne savait pas comment les cuisiner (pas plus que moi, d’ailleurs).
C’est avec plaisir et excitation que j’ai accepté de relever le défi et que je m’en suis allée au lac, après un peu d’exploration sur internet, sacs d’épicerie sous le bras.
De toute ma vie, je n’avais jamais été dégoutée par un aliment. Cervelle, boudin, rognons : vous savez comment j’adore les abats. Rien, donc, n’avait encore réussi à me répugner, jusqu’à ce jour.
J’ai dé-tes-té les amourettes d’agneau.
Amourettes d’agneau. Pfff ! Elles ont un nom beaucoup trop joli pour ce qu’elles sont en réalité. J’utiliserai donc le mot « couilles » dorénavant, puisque ce mot exprime beaucoup mieux mon impression sur cette partie de la bête.
J’ai pourtant fait de mon mieux : j’avais rôti les couilles en tranches (si on peut appeler ça des tranches compte tenu du fait que les tranches ne se tiennent pas vraiment avant la cuisson), et je les avais aspergées d’une petite réduction de cidre mousseux.
Le résultat?
Le visuel : une petite rondelle blanche, rôtie. Jusque là, ça va.
La texture : imaginez un morceau de gras poreux qui aurait été imbibé d’eau. Ni crémeux comme la cervelle, ni consistant comme le rognon. La couille se défait sur la langue par simple pression. Pas besoin d’utiliser ses dents.
Le goût : vague goût de rognons, jumelé à un vague goût d’agneau.
Les visages des goûteurs : un peu catastrophés. On se regardait tous, les sourcils froncés, en mâchonnant mollement mais sûrement. Il fallait se rendre à l’évidence : on avait une couille dans la bouche et l’expérience n’était pas agréable.
Je vous écoeure? C’est le but! Je vous livre toujours mes sentiments par rapport à la nourriture, qui sont bien plus souvent joyeux que tristes. Mais là!!! Je me dois d’être honnête et franche en tout temps, également quand on parle de manger une couille d’agneau.
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