Congdon’s Doughnuts, Wells, Maine
Publié le 3 août 2010
Restaurants et casse-croûtes
![]()

Chers lecteurs, je ne vous ai jamais autant délaissés. Je m’en excuse, mais j’ai la meilleure raison du monde : j’étais trop occupée à être heureuse au bord de la mer.
Saco, Maine. Un chalet, 8 amis, 4 couples. La plage, le soleil et des jeux en masse. On a alterné sans fin entre les mots croisés, les cartes, le frisbee et, bien sûr, les vagues. L’heure de l’apéro arrivait tôt et ne finissait pas. Les litres de Chardonnay californien à 10 piasses se succédaient tranquillement sans qu’on les compte. On a partagé des repas simples et extraordinaires à la fois, détendus par le soleil et étouffés par le rire.
D’ordinaire, la mer de Saco est agressivement froide. Des petites vagues glacées qui coupent les jarrets et qui refroidissent l’enthousiasme de plusieurs. Les plus courageux seulement peuvent se saucer en entier, souvent les parents accompagnateurs d’enfants exaltés que le froid n’arrête pas. Eh bien la semaine de nos vacances, l’eau était chaude. Chaude comme jamais. Des heures passées à se laisser bercer par les vagues, belles et douces. Vraiment, on ne pouvait se plaindre de rien.
Le mieux dans tout ça, c’est qu’on a pu oublier, l’espace d’une semaine, tout ce qui pouvait ressembler à des responsabilités. Personnellement, j’ai égaré ma productivité quelque part dans le sable chaud.

Parce que nous n’avons pas d’enfants et que nous sommes téméraires, nous sommes partis pour Saco en pleine nuit, à 1h30, afin de pouvoir roupiller sur la plage dès le petit matin. J’ai fini de travailler au bar, les amis sont venus me chercher. On a pacté les voitures et on a roulé direction USA en s’enfilant tous les disques de François Pérusse. Excellente décision : aucun traffic, aucune attente aux douanes, et le lever du soleil au fur et à mesure que l’on approchait du bonheur. Je trouve dommage de ne pas pouvoir vous montrer de photos des montagnes embrumées à l’aube, qui étaient de toute beauté, mais le photographe ronflait depuis plusieurs heures sur le siège arrière.

Arrivés dans le Maine, nous sommes atteris à Wells où nous nous sommes arrêtés pour un déjeuner bien mérité. C’est au Congdon’s Doughnuts qu’un vieil édenté nous a conseillé d’aller. En fait, nous avons tout juste compris « ’ong’on ! », ou quelque chose comme ça, mais on finit par allumer en voyant l’affiche du family restaurant & bakery. À l’intérieur, ça faisait la queue. Dans un présentoir à pâtisseries jumelé au restaurant, il y avait des beignes plus gros que ma tête et des woopie pies gigantesques. Welcome to USA, là où la démesure fait loi. Néanmoins, une douce odeur de pain et pancakes nous indiquait qu’on était au bon endroit.

Attablée, je demande à notre serveuse s’il y a une spécialité quelconque au déjeuner. « Tous nos déjeuner sont spéciaux, me répond-elle à la blague. Nous avons entre autres des oeufs bénédictines au homard. »
Ding ! Ding ! Ding !
« I’ll sure have that ! », répondis-je en essayant maladroitement de contrôler mon excitation.
Et mon assiette fut à la hauteur des mes attentes. Les oeufs étaient coulants, la sauce riche et crémeuse et le homard généreux, quoique légèrement trop cuit. Mais rendu là, je m’en foutais royalement. Le tout était tout simplement parfait pour une fille qui venait de faire 6 heures de route en pleine nuit. Et je ne voyais aucune meilleure manière de démarrer mes vacances que de manger du homard au déjeuner !

Le Congdon’s Doughnuts fait maintenant partie de mes bonnes adresses. Service chaleureux, bonne bouffe, chouette ambiance familiale. Comme quoi, aux États-Unis, on ne peut pas juger un établissement à la grosseur de ses beignes.
Congdon’s Doughnuts
1090 Post Rd. – Route One
Wells, Maine
(207) 646-4219
www.congdons.com
Suite à ce beau départ culinaire, nous nous sommes fait à manger au chalet, sauf un soir, où nous sommes sortis au restaurant à Ogunquit. Les images de l’orage s’abattant alors sur la mer furent plus satisfaisantes que le repas lui-même.







août 3rd, 2010 on 12:24
Vraiment très intéressant ce billet! Et les photos, toujours aussi magnifiques…
août 3rd, 2010 on 1:17
J’aime ce genre de billet où il s’agit d’un récit de voyage. Les photos sont très belles (surtout la dernière). Si je passe là-bas, tu peux me croire que je me mangerais ces oeufs bénédictines au homard (même si celui-ci est un peu trop cuit!). Un ravissement de lire ton billet, ça donne envie de partir tout de suite!
août 3rd, 2010 on 6:50
Partir en pleine nuit vers la mer pour aboutir devant des oeufs bénédictines au homard : n’importe quand!
Lou
août 4th, 2010 on 4:40
Si tu savais comment ça me fait envie les vacances au bord de la mer avec des vraies vagues! Il faut dire que Hampton Beach dans le New Hampshire, c’était la destination vacances de l’été avec mes parents.
Bref, un beau récit de voyage et des photos magnifiques!
août 5th, 2010 on 9:05
flying sirènes !
août 6th, 2010 on 1:15
Je VEUX tenter flying sirène. Au Brésil ça marche-tu?
août 6th, 2010 on 11:38
Oui, les vacances à la plage sont toujours douces. J’arrive du Mexique ou on s’est tappé du mexicain typique 7 jours sur 7, matin, midi, soir! Quelle joie!
Merci pour l’adresse, c’est bien noté!
Et superbes, les photos.
Joël
août 7th, 2010 on 6:25
justement je pars en vacances dans le même coin de pays!!
août 8th, 2010 on 10:31
Je vous souhaite des aussi belles vacances que les miennes (et peut-être d’aussi bons oeufs au homard !!).
septembre 4th, 2010 on 4:56
J’aurais bien aimé avoir cette adresse lors de mon séjour dans le Maine cet été parce que j’ai vraiment rien trouvé de bon. Finalement, pour pouvoir écrire quelque chose j’ai testé les Fried Dough de Old Orchard! Agréable quand même mais tellement gras! J’ai eu mal au ventre…
septembre 4th, 2010 on 10:13
Oui, j’ai eu aussi quelques expérience de ce genre… J’ai mangé une assiette entière de clams frites dans un restaurant de Ogunquit, ultra-grasses, servies avec… des frites. Pourtant, le restaurant était joliment situé sur le bord de la mer et n’avait pas l’air si mal. Plus tard, j’ai remangé le même plat, des clams frites, dans une petite bicoque perdue sur le bord de la route sur le chemin du retour, et là, elles étaient très bonnes. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences ! Mais je suis d’accord avec toi : les bons restaurants du Maine ne semblent pas courir les rues !